La Saison des terrasses ou le café à l’heure espagnole !

The sun is back ? Avec l’été et ses journées de plus en plus longues, arrive la saison des terrasses sur lesquelles on aime s’installer, se prélasser, se retrouver entre amis, s’amuser. Faire pétiller l’instant en se racontant les péripéties de sa journée ou ne parler de rien. Rire un peu, se taquiner et tout oublier.

En Espagne, le soleil inonde la capitale toute l’année… pas besoin d’attendre l’été pour envahir les cafés et les terrasses qui fleurissent dans tous les quartiers.

Véritable institution, le café, c’est le lieu de vie par excellence.

Vous souhaitez goûter à cette philosophie, à cet art de vivre typique de l’Espagne ? Le  « trek urbain » ou plus communément appelé « city trek » reste le meilleur format pour prendre le pouls d’une ville. En 3 ou 4 jours pour commencer, consiste d’abord à observer, puis s’immiscer petit à petit dans la vie locale, avant de s’immerger plus longuement et aisément dans le quotidien des habitants d’une ville.

Alors, à Madrid notamment, on laisse très rapidement ses réflexes typiquement français dans ses bagages pour vivre à l’heure espagnole sans complexes ni à priori.

La vie espagnole se savoure au comptoir, en compagnie des Madrilènes qui sortent beaucoup (pléonasme ?), mais toujours non loin de chez eux.

Au-delà de la carte postale aucunement stéréotypée d’ailleurs, le café reste populaire et authentique, puisqu’il s’inscrit dans un acte social à part entière.

Ville cosmopolite par excellence, à Madrid, vous êtes accueilli en amis dans une ambiance générale extrêmement détendue. En-dehors des principaux axes touristiques, on ne remarque pas de lieux réservés exclusivement aux touristes, d’adresses à « bobos » ou d’autres hyper sélectes.

Ce qui séduit justement, c’est cette ouverture des genres, des styles et des générations qui crée une fusion colorée et multiculturelle intéressante.

Au café, on y boit tantôt un verre de rioja (le vin rouge du pays), tantôt une caña (la bière à la pression) ou, en fonction de l’heure, un café ou encore un chocolat.

Les inspirations déco. varient aussi librement, mais toujours avec une touche originale et personnelle. Du mobilier de récup. chiné aux façades ornées d’azulejos, la tendance mêle tradition et inventivité.

Parfois, on aperçoit des tabourets de bureau postés devant des présentoirs à gâteaux sur pied et des cloches de verre sur fond de mur en tôle ondulée. Tantôt, c’est un bar traditionnel dans lequel les bouteilles sont toutes parfaitement alignées au-dessus d’un comptoir en zinc.

A ces bistrots, on pourra facilement associer la « churreria », un concept à mi-chemin entre la boulangerie et le café. Ici, en terrasse, en salle ou encore au comptoir, on commande son chocolat chaud dans lequel on trempe ses churros.

Le plus surprenant, c’est que les cafés ne désemplissent jamais. A toute heure, les madrilènes mangent. Un plat léger ou sur le pouce seulement. D’où la diversité des consommations en fonction des envies et de l’appétit des uns et des autres.

Généralement, le café est plutôt servi en milieu de matinée ou fin d’après-midi. Ce temps constitue un moment de partage entre amis. Cette pause s’accompagne d’une grande variété de pâtisseries typiquement espagnoles.

Le soir, les coupelles de chorizos, de tortillas ou de jambons ibériques s’accumulent sur les tables et viennent se substituer aux douceurs sucrées.

Partie intégrante de la culture madrilène, le café détrône de loin les clubs et boîtes de nuit. Ouverts tard dans la soirée, ils réunissent noctambules et amateurs de convivialité. Chaleureux, la clientèle est plurielle et aucune tenue correcte n’y est exigée, sous réserve d’offrir son plus beau sourire.

Contrairement à Paris, on ne fait jamais la queue pour y rentrer. On y est toujours bien servi aussi. Et jamais, il nous est demandé de quitter les lieux pour laisser la place aux clients suivants.

Si le barrio cosmopolite de Lavapies et ses étroites ruelles ouvre une large fenêtre sur le multiculturalisme (marocaine, équatorienne, colombienne, chinoise, bangladaise), les devantures des cafés reflètent parfaitement le mélange des genres de la capitale.

Ici, le café incarne non seulement la douceur de vivre, mais aussi le caractère vivant et coloré d’une ville qui a inspiré Almodovar ou ces nombreux et nouveaux artistes qui choisissent de se s’installer dans ce quartier à l’image de la capitale, communicative et accueillante.

Autre coup de coeur en terme d’ambiance où l’on se plaît à se poser en terrasse pour observer un brin de vie madrilène : le quartier de Malasaña .

Ensemble de petites rues commerçantes qui gravitent autour de la Plaza de Mayo, on découvre ici aussi une ambiance de quartier où se côtoient bobos, mamies et familles avec enfants.

Restaurants vegan, friperies vintage, tatoueurs, barbiers, magasins de déco., galeries d’art, épiceries… Tantôt comparé au « Camden Town » ou au « Brooklyn » espagnol, Malasaña serait le coeur de la culture underground madrilène. Ancien repère de la « Movida Española », ce mouvement culturel qui a secoué le pays dans les années 80 à la fin de la dictature franquiste, Malasaña a conservé une identité forte et une réelle mixité sociale.

Du café populaire à l’adresse plus branchée : ici, dans une ambiance décontractée et une douce cohabitation, il y a largement de quoi se sustenter à toute heure et dans la bonne humeur.

Echanger, rencontrer des gens et partager un bon moment… les cafés madrilènes réservent autant de choses simples à vivre, naturellement et sans étiquette.

La casquette de « touriste » ne change rien à cette perception pour celui qui sait faire preuve d’écoute, observer sans trop se mettre en avant et s’intégrer humainement en acceptant les codes de la diversité et de l’altérité.

Ainsi, lorsque l’on parvient à s’approprier ainsi un lieu en se fondant dans la masse, n’est-ce pas là un signe que l’on se sent bien accueilli et presque chez soi ?

La preuve que même d’un « petit voyage », on revient toujours grandi, enrichi… Un séjour découverte en immersion parvient toujours à modifier notre perception du quotidien. Même sur un temps très court, nos capacités d’adaptation sont boostées et mises à banc d’essai… Apprivoiser l’inconnu pour mieux s’intégrer et s’ouvrir aux autres… et si l’objectif est réussi, ça mérite bien un petit verre de rioja, non ?

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Quelques adresses… à partager secrètement !

1- A Valapiés…

Calle Argumosa et ses nombreuses terrasses pour une tournée des tapas

Carmen, Calle Embajadores, 41

La Gatoteca (bar à chats), Calle Argumosa, 28 

Cafelito, Calle Sombrerete, 20

 

2- A Malasaña…

El Rincon, calle del Espiritu Santo 26

Pepe Botellacalle de San Andrés 12

Vega, Calle de la Luna, 9

Cafe Farmacia, calle de San Vicente Ferrer 32

La Ardosa, calle de Colón 13

Lolina Vintage, calle del Espiritu Santo 9

Plaza del Dos de Mayo et ses terrasses

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