Immersion en terres polaires : suivez le nord, été comme hiver…

 

Alors qu’on accueille l’automne avec douceur et harmonie, tandis que les jours raccourcissent sans même qu’on ne les savoure pleinement, nul ne pense encore aux heures de grand froid… Pourtant, n’est-il pas dans vos rêves, des images de grand blanc qui nourrissent vos esprits vagabonds ?

Non dénué d’exotisme, le voyage nature a largement exploré depuis une quinzaine d’années les territoires du grand nord, détrônant la vedette aux destinations sahariennes, menacées par un contexte géopolitique peu favorable au tourisme.

Soleils de minuit ou aurores boréales ? Si la saison hivernale peut effrayer par certains traits hostiles de sa personnalité, l’été nous ravit d’un spectacle tout aussi féerique dans un décor qui invite à la découverte, à l’observation ou tout simplement à la contemplation, avec une forte dose d’inconnu et de paramètres difficilement mesurables. Bien loin des codes sociétaux occidentaux et du cadre de la vie quotidienne urbaine.

Glaciers, volcans, falaises, montagnes, geysers… par son incroyable palette de paysages mis en scène par des lumières franches et contrastées, l’Islande, tantôt nommée l’île de feu ou l’île de glace, offre autant d’itinéraires à parcourir à la journée ou en itinérance, été comme hiver.

Sa popularité a malheureusement exposé certains de ses sites naturels à de graves menaces écologiques, plaçant en péril tout un écosystème. Aujourd’hui, l’Islande porte en elle les symptômes d’un tourisme de masse dont les impacts, mal anticipés et peu évalués, ne sont que la conséquence d’une politique touristique qui n’a pas su intégrer le critère de durabilité dans sa stratégie de développement.

Pourtant, sur cette terre insulaire se dégage partout une lenteur, un sentiment de solitude salvateur qui résonne dans un silence où le temps n’aurait aucune emprise sur le spectacle livré par la nature.

Ici la lumière magnifie la scène sans retenue, suspendant l’instant avec une musicalité intemporelle.

Si vous n’avez jamais encore connu ce sentiment, arrêtez-vous un jour à Fjallsárlón, un lac glaciaire issu du glacier éponyme.

Beaucoup moins touristique que Jökulsárlón, ce site se découvre à travers une balade qui longe le lac et ses icebergs. Seulement dérangé par les craquements des séracs et les battements d’ailes des grands labbes ou autres cris de sternes, rien ne parvient à rompre la plénitude qui envahit le contemplateur en herbe ou initié.

Hormis sa propre respiration naturelle, aucun mouvement ni aucun son pour cannibaliser cette suspension spatio-temporelle. Pourrait-on définir cet état comme une forme de méditation ?

Au-delà des grands espaces immaculés, le voyageur est amené à explorer une part enfouie et jamais avouée de sa vraie nature. Plus qu’une quête de sens qui s’exprimerait tant par la réalisation d’exploits physiques et sportifs que d’actes de solidarité, ici, c’est la quête de soi qui prédomine, dont la dimension psychologique est augmentée par l’immersion nature et l’isolement.

Une prise de conscience qui s’intègre véritablement dans les fondements du marketing transformationnel, cette tendance touristique qui fait suite au marketing expérientiel, un concept qui a longuement nourri le discours marketing des destinations, voyagistes et professionnels du tourisme.

Une expérience aux frontières du surnaturel ?

Du cercle polaire à la laponie suédoise, du séjour multi activités en famille au pays d’Hossa, des elfes ou du Père-Noël en passant par la Norvège et ses îles Lofoten, Spitzberg et plus loin encore, le Groenland, autrefois mythique aujourd’hui accessible à tous ou presque : ces pays nordiques et terres arctiques se classent-elles comme de simples destinations séduisantes parmi une offre catalogue fruit d’un marketing de niche ?

Ou existe t’il un vrai potentiel riche de sens par rapport à nos besoins grandissants de connexion avec la nature ? Dans une société où le tempo est exponentiel avec une hyper sollicitation, dans quelles mesures cet intérêt pour les grands espaces silencieux et majestueux ne répond t’-il à une préoccupation véritablement contemporaine ?

Ou s’arrête donc l’engouement et comment expliquer cette attraction ?

Que reste-il après le voyage ?

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Reportage Mimi@Coco :

https://mimicocotrip.wixsite.com/mimicocotrip

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2 réponses à “Immersion en terres polaires : suivez le nord, été comme hiver…

  1. Merci beaucoup pour ce très bel article ! Je peux dire que ce qui reste après mon, notre, voyage en Islande, c’est une certaine clairvoyance et des idées beaucoup plus claires. Se perdre dans les grands espaces et dans la nature à l’état brut pour mieux se retrouver…

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