Dolphin Swimming : quand nager en plein bonheur devient réalité !

Quand le bleu du ciel joue la monochromie, se perdant dans les reflets de la mer à l’horizon, l’envie de barboter s’associe naturellement au plaisir de buller… Aussi, tant que le mois d’août bat son plein, qui aurait déjà envie de sortir la tête de l’eau ?

Sans un instant faire référence à l’affluence sur les plages qui tend à diminuer les bienfaits des plaisirs balnéaires, rare sont ceux qui n’apprécient pas la douceur d’une mer tiède et limpide pour oublier le bruit et le brouhaha ambiants d’une étendue de sable qui fleure à plein naseaux le Monoï et les châteaux dégoulinants.

Si vous aussi, vous préférez nager avec les raies Manta ou vous lancer dans une course poursuite infernale avec les poissons multicolores au-dessus d’un jardin de corail au lieu de vous laissez flotter sur un dauphin en silicone dans une piscine grande comme une baignoire, retenez un instant votre souffle… vous voici prêt pour essayer la pratique de l’apnée méditative !

Le film de Luc Besson nous a tous et toutes longtemps portés dans des rêves vaporeux et bien trop bleus de « dolphin swimming »… Mais, peu d’entre-nous se sont un jour laissés happer par le Grand Bleu pour vivre cette expérience extraordinaire.

Au-delà de la fascination que procure la plongée dans les profondeurs abyssales, la rencontre homme/animal en milieu marin permet de se relier au monde en pleine conscience, de partir à la quête de soi dans le respect de l’autre avec bienveillance et légèreté, les lois de la pesanteur faisant fois…

Parallèlement au développement de l’écotourisme et à cette volonté de l’homme à vouloir réactiver plus que jamais le contact avec l’animal, une relation si particulière qui, d’ailleurs existe depuis la nuit des temps,  la pratique du « Dolphin swimming » a profité de ce contexte pour se démocratiser.

Avec un besoin grandissant de se tourner vers la nature pour se retrouver avec soi-même, une tendance très certainement amplifiée par la vitesse dont évoluent nos rythmes de vie respectifs dans une société où tout se joue dans la frénésie de jouissance et d’urgence de l’action, la méditation ou quête de soi constitue une expérience spirituelle profonde et pleine de sens pour sortir de cette spirale spatio-temporelle dans laquelle nous sommes entraînés plus ou moins inconsciemment au quotidien.

Mais comment expliquer le champ de ces possibles en terme d’écoute avec un animal sauvage ?

Dauphins, baleines, requins : inutile de rappeler combien les comportements de ces cétacés envers l’homme sont ancrés dans une relation historique plus que privilégiée.

D’ailleurs, dans quelles mesures ce lien ne sert-il pas à rappeler, d’une certaine manière, que les êtres vivants de la Terre sont finalement tous reliés, toutes espèces confondues, y compris l’espèce humaine, à une seule et même planète ? Quelle conscience cultivons-nous face à la richesse, mais aussi à la fragilité des océans ?

Evoluant bien souvent en fonction des phénomènes écologiques, ces interactions ne prouvent-elles pas en quelque sorte que l’équilibre de la planète dépend justement étroitement de ce respect mutuel ?

Sans cette écoute que nous pouvons ramener à autrui de façon plus large, saurions-nous continuer à vivre les uns avec les autres ?

Ce sont des questions auxquelles l’apnéiste japonaise Leina Sato et son mari Jean-Marie Ghislain, grand photographe sous-marin s’intéressent au quotidien avec passion.

Dans ce cadre, avec toujours la conviction que cette pratique peut servir de reliance de soi au monde, ils proposent des stages d’initiation à l’apnée dite « méditative », au rythme de 3 sorties par jour.

Alternant théorie et pratique, à travers des exercices basés sur la respiration et sur l’observation du souffle conscient des cétacés, ils explorent l’océan comme un espace de renaissance pour le corps qui retrouve son rapport à l’eau, grâce à la communion avec le milieu sous-marin.

Lorsqu’elle apprend sa grossesse, ils décident communément de partir nager au milieu des cachalots, des dauphins et des baleines, en Polynésie, aux Bahamas, à Hawaï et à l’île Maurice pour vivre des « expériences de communication inter-espèces autour de l’acte universel de donner la vie ».

Cette aventure, formidable hymne à la vie et à la beauté de la nature a donné naissance à un livre et à un documentaire réalisé par Jan Kounen et Anne Paris en mai 2016, Mère Océan.

A mi-chemin entre le récit d’un voyage initiatique et le conte philosophique, ce film relate cette palpitante et unique expérience avec de sublimes images filmées parmi les plus beaux endroits de la planète… une profusion de bleu à vous faire sombrer dans un véritable rêve éveillé !

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Alors, entre deux plongeons, si cette attachante aventure réussit à vous donner des ailes, si vous ne jurez que par les camaïeux bleu pour atteindre l’état de détente absolu, n’oubliez pas de plonger la tête dans l’eau, avant de savourer le spectacles céleste d’une pluie d’étoiles filantes dans un ciel d’été pur et limpide…

Pour ma part, que ce soit dans l’eau ou sur terre, en montagne ou en mer, plus je me plonge en immersion dans la nature, plus je me sens incroyablement vivante… pas vous ?

  • Idées de lecture pour la fin de l’été…

 L’Enfant de l’océan, Leina Sato, Jean-Marie Ghislain, Les Arenes Eds

  • Contact : melenaia@mac.com

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