2021 : année de l’inattendu, du déjà vu ou de l’imprévu ?

Ailleurs en France à l’heure de la pandémie : comment échapper à la routine, à l’anxiété ou à la désillusion pour arriver à destination, tout en misant sur un voyage optimiste et bienveillant ?

Une page du calendrier s’est tournée. Les agapes sont définitivement terminées. Le peu d’euphorie qui peinait à distiller l’esprit des Fêtes de fin d’année s’est évaporé, en même temps que les effluves alcoolisées et les parfums de sapin flambé. 

Avec une odeur de déjà vu, l’horizon 2021 se dessine presque sans surprise : 2021, année de l’inattendu, du déjà vu ou de l’imprévu ? Et, pour la première fois, l’impression que nous avons posé pied sur une destination commune, malgré les inégalités qui se creusent avec la prolongation de la crise pour une durée totalement indéterminée.

Impossible d’occulter 2020. Une année marquée par des réalités qui ont brisé bien des rêves et surtout tant de nos habitudes. Mais avec elles, toutes les espérances d’un monde opulent, d’une vie sociale plus juste et égalitaire, d’une société plus humaine. Plus durable aussi. Sans néanmoins perdre de vue la nature impermanente de l’univers.

2020 s’en est aller. Serait-ce là un cadeau pour tous ceux qui l’ont vécu comme un fardeau ? Les plus pessimistes, sans cesse plongés dans les doutes et les questionnements diffus et incessants se risqueraient-ils à avouer pensent qu’il aurait presque été préférable d’y rester ou de la prolonger jusqu’à ce qu’un horizon plus optimiste ne se dessine ?

D’aucuns diront que le changement de cap serait comparable au syndrome de la page blanche, tandis que d’autres se lamentent des interdits, des non-dits ou des choses qui n’ont pas abouti.

Alors, en 2021, comment faire rayonner bien-être et lâcher-prise, bienveillance et solidarité ? Comment voir le soleil à travers les épais nuages qui masquent la vision d’un monde meilleur ?

Sur un plan totalement personnel, je n’ai jamais pris l’habitude de dresser une rétrospective chronologique, mon état d’être variant en temps réel avec l’instant. D’autant plus que je préfère de loin ne jamais regarder en arrière pour toujours voir de l’avant. Et, par la même occasion éviter les pièges d’un bilan tout noir ou bien tout blanc.

En outre, je n’éprouve aucun plaisir à étaler évènements et rendez-vous passés, une accumulation chiffrée de faits et déplacements, comme un trophée que je porterais avec fierté pour faire acte de reconnaissance sociale, d’admiration ou de critiques.

Qui plus est, ces derniers mois ne ressemblent à rien d’étranger, rien d’inconnu. J’ai toujours plutôt fait preuve d’adaptation. Je suis capable de vivre tantôt dans une région rurale ou dans une capitale.

En revanche, 2020 m’a juste obligée à ralentir. Un virage amorcé après un séjour dans un fond de vallée dans le massif des Pyrénées, au rythme du pastoralisme, des saisons et du vivant. 

Ainsi, ayant choisi le parti-pris d’accepter l’inconnu dans ma quête de travail, je n’observe pas de changements flagrants. Je m’efforce simplement de rassasier mes envies multiples, d’éveiller ma curiosité.

Seule, face à mon ordinateur dans un bureau imaginaire itinérant, les entretiens en vision conférence aux 4 coins de l’hexagone m’offrent autant de rencontres éphémères. Elles me permettent aussi de mieux appréhender la solitude, l’absence de lien social dans la vie réelle vs les conversations et échanges de la vie virtuelle.

Seule en proie avec mes propres doutes, mes propres questionnements non inhérents à la pandémie qui sévit. C’est donc ainsi que se poursuit le changement qui avait déjà été amorcé en avril 2019 . Une rupture professionnelle qui présupposait du changement dans ma vie familiale, sociale et affective. 

Dans l’attente, je me considère plus disponible pour ma fille au quotidien, plus présente physiquement mais aussi d’esprit. Moins débordée dans cette course effrénée aux objectifs. A la rentabilité.

L’instant sublimé ? A mes yeux, il a toujours été intense, puisque, par nature, j’ai plutôt toujours eu à coeur de privilégier les éclats de joie spontanés, d’adopter une stratégie de bonne humeur communicative, de laisser place à autrui avec curiosité et humilité.

Ainsi, il ne me semble jamais avoir vécu dans la demi mesure, être à moitié en vie. D’autant plus que j’ai toujours eu besoin de me ressourcer moi-même pour être en connexion avec les autres. Ainsi, j’ai toujours alterné des moments de solitude absolus avec des moments riches en partage.

Glaner, créer et provoquer ces instants de grâce pour suspendre le temps… tant que l’on respire, c’est toujours simple et naturel. Surtout lorsque l’on se livre à la nature en pleine conscience, les sens nourris par le souffle de l’air dans les feuilles, l’odeur des prés fraîchement coupés ou le chant des oiseaux annonçant l’aube d’un heureux printemps.

Aujourd’hui, cessons de rêver d’un monde parfait… réveillons-nous et vivons vraiment, pleinement ! C’est une évidence que nous avons tous intégré au fil des mois qui viennent de s’écouler. Pour la mettre en pratique, il est plus aisé de le réaliser dehors et dans l’action à travers le mouvement.

Quand le froid ou l’effort éveillent nos sens jusqu’à la douleur, celle d’un muscle qui force ou d’un membre qui lutte, nous avons l’impression qu’il nous reste toujours une forme énergie invisible pour parvenir à surmonter toutes sortes d’obstacles qui nous paraissent pourtant infranchissables sur le moment.

En cela, sommes-nous réellement si vulnérables au monde ?

En optant pour l’action vs l’immobilisme, nous évitons de sombrer dans la passivité anxiogène. Aussi, chacun de nos mouvements nous offre la sensation réconfortante et stimulante de se sentir libre et vivant.

Par ailleurs, parce que le bonheur est communicatif, voir la vie en rose, c’est laisser passer les nuages, les observer sans crainte et apaiser l’agitation ambiante. Peu importe le caractère éphémère de cette explosion concentrée de sérotonine et de dopamine.

Malgré le bilan amer de l’année 2020, on retiendra malgré tout que l’imaginaire a su nous remplir d’images par le biais de l’humour et de la créativité comme fil directeur, une émulsion générale nourrie par les personnalité et la perception des uns et des autres.

Parfois, on se demande aussi si le fait de trop penser n’est pas un peu trop nuisible à notre santé mentale.

Néanmoins, c’est aussi le temps de penser aux exclus, aux réfugiés climatiques, aux minorités, aux migrants et aux opprimés de notre monde, bien souvent (trop peu) considérés comme les grands oubliés de nos sociétés à plusieurs vitesses. Tous ensemble solidaires sur la Terre pour le vivant ! 

Quel sort leur réserve donc cette pandémie internationale, cette crise écologique et économique, sanitaire et sociale ?

Année complexe et tourmentée, 2020 nous a cependant permis de tirer quelques belles  leçons de vie. Elle nous a aussi rappelé les règles de l’impermanence. Loin d’être immortels, tentons de ne jamais trop prendre racine, ne de vouloir absolument tout prévoir et maîtriser, puisque l’on est encore capable d’improviser pour avancer.

Comme en voyage, la vie laisse toujours place à la découverte, à l’émerveillement, dès lors que l’on parvient à se laisser porter par le courant. Si le bonheur paraît aussi fugace que le plaisir quand on l’effleure, “ajoutons de la vie aux jours quand on ne peut pas ajouter de jours à la vie” (Anne-Dauphine Julliand).

Devenir philosophe malgré soi… n’est-ce pas là la principale leçon, la véritable résolution de 2021 ? Entre la loi de la synchronicité et la liberté de pensée, quand on ne maîtrise plus rien des algorithmes de Google ou de Facebook, il nous reste encore la liberté d’être.

La route est encore longue jusqu’à 2022… aussi, cela nous laisse à tous et à chacun le temps de prendre la route pour trouver son propre chemin !

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